Pagliacci !

Opéra sous chapiteau (2011)

Dernière création en date de la Compagnie Off, cette adaptation dramatique, chorégraphique et musicale de «I Pagliacci» a vu le jour en octobre dernier dans le cadre Béthune 2011, Capitale Régionale de la Culture, et offre une vision surréaliste, percutante et contemporaine du chef d’œuvre vériste de Leoncavallo.

Fiche Signalétique

Pag Docs

 

Opéra en deux actes sous chapiteau. Adaptation dramatique, chorégraphique, scénographique et musicale de «I Pagliacci» de Ruggero Leoncavallo (1892).

 

Langue : Français

Jauge : 350 personnes. Mise en place possible  par l’organisateur d’une billetterie en amont et sur place. Tarifs et conditions à fixer avec la compagnie.

Public : Spectacle tous publics

Durée : 1H15 (avec entracte)

Fréquence : Deux représentations par jour, minimum de deux jours. Prévoir un jour de relâche dans le cas de plus de trois jours de jeu consécutifs.

Equipe : 25 personnes. 

Convoi
2 Camions Poids Lourd (1x 19t et 1x 38t)
1 véhicule utilitaire avec remorque
3 véhicules légers + caravanes et remorques

Implantation du Chapiteau : Terrain dégagé plat sur une surface de 50x50m. Diamètre du chapiteau : 30m (40m  avec pinces, barrièrage et accès)

Planning indicatif :
J-4 : Arrivée de l’équipe technique et du matériel, début du montage
J-3 : Montage du chapiteau & technique
J-2 : Fin du montage, arrivée de l’équipe artistique
J-1 : Balances et répétitions
J+1: Démontage technique, départ de l’équipe artistique
J+2 : Démontage du chapiteau
j+3 : Fin du démontage, départ de l’équipe technique et du matériel

 

Crédits & Distribution

Pag Dirib


L’Equipe de Création 

 

PHILIPPE FRESLON : Concept original, scénographie et mise en scène
ANGELIQUE CORMIER : Adaptation musicale & composition
SYLVESTRE PERRUSSON: Adaptation musicale & composition
CAROLINE FORESTIER : Assistante de mise en scène
SABINE SOLIN : Costumes
PIERRA ALLIAS : Création sonore
GUILLAUME DESNOULET : Création lumière

 

Les Interprètes

 

FLORENCE BARBARA : Nedda (soprano)
NICOLAS GAMBOTTI : Canio (Ténor)
SERGEÏ STILMACHENKO : Silvio (Baryton)
CECILIA RIBAULT : La Fille (Performance chorégraphique)
FRANCO DEBIERE : Tonio (Performance chorégraphique)
CAROLINE FORESTIER : La Ruffiana (Comédienne/chanteuse)
SYLVESTRE PERRUSSON : Direction musicale
REGIS ALTMAYER-HENZIEN : Guitare
NATHAN BLOCH : Clavier
THOMAS LESIGNE : Basse, contrebasse
PABLO PICO : Clarinette, percussions
SYLVAIN ROUDIER : Saxophone

 

L'Equipe Technique 

 

DAMIEN BLANCHET : Régie générale
PIERRE ALLIAS : Régie son
GILLES BARA : Régie technique, accessoires et décors
GUILLAUME DESNOULET : Régie lumière
LAURENT RICHEFORT : Régie technique, accessoires et décors
SABINE SOLIN : Costumes & accessoires
AURELIEN TRILLOT : Régie technique, accessoires et décors
HENRI LEUTNER : Régie technique, accessoires et décors

 

 

Documents à télécharger

Pag FicheSign

 

Dossier de Présentation pictoDL

Document au format PDF

 


 

 

 

 

Revue de Presse

Pag Presse

 


 
" Pluri esthétique a souhait, le nouveau spectacle sous chapiteau de Philippe Freslon est une reprise libre et inventive de l'opéra de Leoncavallo. Tous les ingrédients de l'opéra sont réunis : de belles voix, une musique omniprésente, tantôt d'un lyrisme exacerbé, tantôt d'une folie déjantée. Mais vole dans cette interprétation, en plus, la poussière de l'élément circassien et la force du théâtre, sans oublier des moments de chorégraphie pure. "

Actualité de la Scénographie, Octobre 2012


" Pagliacci, n’a jamais si bien porté le flambeau du forain, sous la baguette aguerrie de Philippe Freslon. Dès l’extérieur du chapiteau, l’ambiance est plantée : voiture américaine, chapeau de cow boy, veste à frange : les Etats-Unis et leurs vastes étendues serviront de décor au drame vériste italien. La musique ne sera pas épargnée : accents rock, latinos et autres revisitent la partition, lui donnant des élans inattendus, mais toujours cohérents avec la mise en scène. Sous la toile des Off, où la gestion de l’espace est remarquable, les spectateurs sont bousculés par l’entrée d’une voiture amenant les musiciens, d’un van péniblement conduit par un Canio ivre, d’un avion aux commandes duquel Silvio veut emmener sa maîtressse Nedda. La Compagnie Off respecte totalement l’œuvre, tout en lui donnant un sérieux coup de forain du début à la fin de la représentation. Un hommage décoiffant mais terriblement bien pensé. "
Floriane Gaber, Septembre 2012 

 

" ... Pagliacci, formidablement adapté par Philippe Freslon, dans une version d’une intensité sans relâche oscillant entre une ambiance année 1950 et une folie faustienne. Superbe ! "
L'Humanité, 27/08/2012

 

" Un tableau de la vie, l’artiste n’est qu’un homme : ce paradoxe du comédien est au centre des questions. L’opéra intègre désormais le cirque, le burlesque et la musique rock, un savant mélange qui transporte le spectateur à travers les siècles et les arts. "
La Montagne, 22/08/2012

 

" ... Les spectateurs palpitent dans un décor où tout est mouvant, enivrés par le tourbillon des images, des sons, des comédiens cascadeurs et chanteurs lyriques. Un très grand et beau spectacle, avec des instants d’émotion et de création extraordinaires, qui marquent un public, et une époque. "
CitizenSide, 21/08/2012

 

"Grisant Pagliacci ! Quand la Cie Off revient à ses premières amours, ça donne «Pagliacci!». L’histoire tirée d’un fait divers réel réunit tous les éléments du drame - la passion, la vengeance, le meurtre - que Philippe Freslon  pousse à leur paroxysme. Et ça vaut vraiment le coup d’œil : une vision déjantée et très inspirée, un univers des années 50, une bande-son grisante, des acteurs formidables, une énergie débordante... L’interprétation déjantée est supra-sensuelle, la sueur et le sang prennent les spectateurs à la gorge. Les personnages sont placés au cœur d’un drame où le juke-box crache une musique live, où les décapotables vrombissent, où les corps se touchent, se heurtent, s’attirent et se repoussent. Le spectateur est littéralement embarqué dans l’histoire. Le chant lyrique est là, bien sûr, mais le travail réalisé par Angélique Cormier et Sylvestre Perrusson réinvente l’œuvre : leur partition, telle une bande-son cinématographique, donne un ton moite, noir et des frissons, entre opéra, univers fifties, Tom Waits et plus encore.  «Pagliacci !» a enivré les chanceux qui se trouvaient sous le chapiteau de la compagnie. Pendant plus d’une heure, happés par cette histoire d’amour et de sang, ils se sont retrouvé projetés dans un univers chaud et moite, entre comédie humaine et tragédie. Une vraie claque pour le spectateur qui, une fois passé la toile du chapiteau, n’est à l’abri d’aucune émotion."
La Nouvelle République du Centre, 27 novembre 2011

 

"La Compagnie Off bouscule tous les codes de l’opéra : déconcertant, décalé, audacieux, le nouveau «Pagliacci !» est un ovni dans le monde de l’opéra. Ici, le public, debout les pieds dans la sciure, peut applaudir, bouger, parler et même boire un verre au bar mobile s’il en a envie. Philippe Freslon -ce metteur en scène délicieusement loufoque- prend le spectateur par la main et l’emmène à la croisée des arts."
Nord Eclair, 9 octobre 2011

 

"Un Spectaculaire Paillasse des Rues ! Que l’on connaisse ou non l’ouvrage de Leoncavallo, on va de surprises en surprises avec l’arrivée pétaradante de la troupe des saltimbanques juchés sur une belle américaine, puis celle de Canio sautant d’un pick-up coiffé d’un chapeau de cowboy... Trois artistes lyriques d’une présence vocale et dramatique remarquable pour cette production de la compagnie Off : on a ressenti pendant une heure le charme, la tension, le cœur qui bat, enfin toutes ces émotions qui font l’opéra."
La Voix du Nord, 15 octobre 2011

 

"Du délire et de l’extravagance. Sur une piste de cirque, Nedda, Canio, Silvio et Tonio vivent tambour battant l’éternel chassé-croisé des passions amoureuses… Du délire et de l’extravagance pour cette relecture du chef d’oeuvre de Leoncavallo : «Pagliacci !» tourne le dos à l’idéalisme pour faire place au réalisme et à l’étude psychologique des personnages."
Sortir à Lille, 5 octobre 2011


 

Livret Original & adaptation

Pag Livret

 

 

« I PAGLIACCI » de Ruggero Leoncavallo, 1892

 

« I Pagliacci » (Les Saltimbanques en italien) est un opéra en deux actes de Ruggero Leoncavallo, créé le 21 mai 1892 à Milan. C’est l’histoire d’une passion, une histoire d’amour et de mort. Rendu célèbre par la magistrale mise en abyme de son action dramatique, l’opéra fut célébré lors de sa création comme l’un des premiers opéras véristes, genre qui consiste à s’inspirer de faits réels, et dont « Carmen » de Georges Bizet deviendra le plus célèbre.

Les Personnages
Canio : Le directeur de la troupe, mari trompé au tempérament sanguin et jaloux
Nedda : La femme de Canio au cœur volage, qui désire fuir cette vie de saltimbanques avec son amant
Silvio : Un homme du village, l’amant de Nedda, qui souhaite la persuader de s’enfuir avec lui
Tonio : Le bouffon de la troupe, difforme et torturé, secrètement amoureux de Nedda

 

ACTE  I
Une troupe de saltimbanques débarque dans un petit village italien. Canio annonce la représentation du soir sous les acclamations, puis la troupe se dirige vers l’auberge pour boire un verre, à part Tonio, qui reste pour secrètement courtiser Nedda. Un villageois insinue alors que Tonio est amoureux de Nedda. Canio n’apprécie pas la plaisanterie et répond qu’il serait fou, celui qui souhaiterait lui voler sa femme… Nedda, restée seule, rumine les paroles de son mari. Tonio apparaît alors, et commence à lui déclarer sa flamme. Elle se moque de lui, mais il insiste, de plus en plus brutal. Elle finit par l’éloigner d’un coup de fouet. Tonio s’en va en criant vengeance…
Apparaît Silvio, l’amant de Nedda. Il l’implore de s’enfuir avec elle après le spectacle du soir, mais Nedda hésite, aussi amoureuse soit-elle. Elle craint la colère de Canio. Ils ignorent que Tonio les espionne. Ce dernier, meurtri et amer, va prévenir Canio de l’infidélité de sa femme. Quand ils arrivent sur les lieux, Silvio a à peine le temps de s’enfuir, et Nedda nie les accusations. Canio s’emporte violemment, mais l’heure du spectacle arrive, il devra remettre à plus tard sa colère. Il est temps de se maquiller et de revêtir le costume de Pagliacco… 

ACTE  II
Le public est venu nombreux, le spectacle va commencer. La pièce reflète de façon ironique et cruelle la réalité vécue quelques minutes auparavant : Canio interprète Pagliacco, le mari trompé, Nedda est Colombine, la femme adultère qui dîne avec son amant Arlequin, et Tonio est Taddeo, le bouffon.
Pagliacco surprend Colombine et Arlequin, joué par un comédien de la troupe, mais la ressemblance avec son désespoir réel est trop grand, et il sort peu à peu du personnage pour redevenir Canio, le mari bafoué. Nedda tente tant bien que mal de persuader le public que tout ceci fait partie de la pièce, mais Canio devient de plus en plus violent. Quittant définitivement son rôle, il ordonne à Nedda de lui avouer le nom de son amant, sous peine de mort. Les spectateurs applaudissent, ravis du réalisme du jeu des acteurs… Mais Canio, fou de rage et de chagrin face au refus de Nedda d’avouer sa trahison, saisit un couteau et la poignarde. Dans un dernier souffle, elle appelle son amant, Silvio. Celui-ci se jette sur scène, mais est reçu par un deuxième coup de couteau de Canio. 
Canio/Pagliacco se tourne vers le public horrifié, et annonce que « La commedia é finita … »

 

« Pagliacci ! » Compagnie Off, 2011


En 2011, la Compagnie Off propose une relecture extrême – bien que fidèle dans l’esprit – de cet opéra. Nedda est morte et notre histoire commence... Dans un univers en technicolor emprunté aux années 50 américaines et au cinéma italien, la fille de Nedda a repris le rôle de sa mère au sein de la troupe. 

Canio, qui ne s’est jamais vraiment remis du meurtre de sa femme, tente malgré tout d’assurer la représentation à venir.  Le jeune Tonio s’avère être resté fidèle à la perversité de son prédécesseur, et Silvio le grand séducteur, derrière son aisance effrontée, laisse percevoir l’âme meurtrie du Clown Triste... 

Mais dans les visions enivrées de Canio, le passé et le présent vont se brouiller, la réalité et la fiction se mélanger, les morts et les vivants se confondre. Le public est-il finalement devant, ou derrière le rideau ?

La commedia non é finita…

 
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