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Ddp 5

Des Jours et Des Nuits...
 

Le projet Désert de Piste s’axe autour d'une création en tryptique évolutif, esquissé pour la première fois lors de la Nuit Blanche à Paris en 2005, puis développé pour Les Invites de Villeurbanne en 2006. A cette occasion, la Compagnie Off avait créé en plein centre-ville un désert de 8000m2, où évoluaient pendant 3 jours des personnages, performances et entresorts culminant le deuxième soir par un Concert des Etoiles sous d’immenses paraboles, au pied de l’hôtel de ville. Chaque ville, chaque contexte imagine une proposition reprenant cette forme d’envahissement progressif de la ville, selon une progression scénarisée en fonction du lieu, du public, de l'événement, et dont voici un exemple potentiel : 

> début de désertification
> apparition des premiers Hommes de Glaise
> le Désert s’est étendu au maximum, apparition de la Station de Pompage
> les Paraboles sont dressées
> représentations nocturnes autour des Paraboles

 

< Jour 1 >
Aux premières heures du premier jour, les premières traces du Désert apparaissent. Vent de sable dans la nuit passée ? Souffle atomique ? La fine couche d’ocre et de sable grandit, envahit les trottoirs et recouvre chaque recoin de l’espace public dans une zone délimitée - mais dont le public ignore encore la limite...
< midi > Les premiers Hommes de Glaise font leur apparition - en silence, sans explication. Seuls, à deux ou trois, ils avancent au milieu du désert urbain qui s'étend, sous le zénith, en un lent mouvement chorégraphique urbain, suspendu, comme en apesenteur. 
< nuit > La désertification s’étend.

< Jour 2>
< matin > Le Désert s'est encore agrandi, mais semble à présent stoppé par la Station de pompage installée en son centre. Les Hommes de Glaises, dont le nombre a encore augmenté, redécouvrent leur environnement. Déambulant toujours, ils s'approprient l'espace de leur marche, entre danse et vagabondage. Ils semblent attendre, guetter quelque chose de cette structure métallique qui parfois fait entendre le grondement souterrain de l’eau des profondeurs...

< Jour 3 >
Six monumentales Paraboles, dont la disposition en arc de cercle épouse les contours du Désert. En passant à proximité, on peut entendre le chant des étoiles, parasites cosmiques captés et transmis par ces coupoles géantes. Elles sont à l’écoute de l’infiniment lointain, symbole éventuel de survie... De la station de pompage, il ne reste au sol qu’une trace calcinée.
< après-midi > Les Paraboles continuent à capter et transmettre le son du cosmos... Un son, un message destructuré, un chant d’étoiles. Dans cette pluie sonore abstraite en douche verticale, les passants peuvent parfois percevoir les notes solitaires d'une voix de soprane, quelques bribes de phrases, de questions, d’appels...
< soir > Dès la nuit tombée, les Paraboles s'allument, des parasites envahissent leurs écrans : elles ont capté quelque chose. La 7ème planète de cette constellation apparaît enfin : une soprano , messagére des étoiles ou orpheline du cosmos, perdue, amnésique - elle va tenter de décoder ces message des étoiles, et nous transmettre ce qu'elle aura découvert, par la voix et le geste...